In a jumble (en vrac).




William Blake. The Temptation and Fall of Eve, 1808.
Illustration to Milton’s Paradise Lost.

William Blake. The Temptation and Fall of Eve, 1808.

Illustration to Milton’s Paradise Lost.

"Je ne tomberai pas. J’ai atteint le centre. J’écoute le battement d’on ne sait quelle divine horloge à travers la mince cloison charnelle de la vie pleine de sang, de tressaillements et de souffles. Je suis près du noyau mystérieux des choses comme la nuit on est quelquefois près d’un coeur."
Marguerite Yourcenar, Feux (Gallimard, 1974) 
*
Feux est une suite de nouvelles, de proses lyriques, presque de poèmes, inspirés par une certaine notion de l’amour. Alternant avec des notes sur la passion amoureuse, on y trouve les histoires de Phèdre, d’Achille, de Patrocle, d’Antigone, de Léna, de Marie-Madeleine, de Phédon, de Clytemnestre, de Sappho.
« Dans Feux, où je croyais ne faire que glorifier un amour très concret, ou peut-être exorciser celui-ci, écrit l’auteur, l’idolâtrie de l’être aimé s’associe très visiblement à des passions plus abstraites, mais non moins intenses, qui prévalent parfois sur l’obsession sentimentale et charnelle : dans Antigone ou Le choix, le choix d’Antigone est la justice ; dans Phédon ou Le vertige, le vertige est celui de la connaissance ; dans Marie-Madeleine ou Le salut, le salut est Dieu. Il n’y a pas là sublimation, comme le veut une formule décidément malheureuse et insultante pour la chair elle-même, mais perception obscure que l’amour pour une personne donnée, si poignant, n’est souvent qu’un bel accident passager, moins réel en un sens que des prédispositions et les choix qui l’antidatent et qui lui survivront. » (présentation de l’éditeur)
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/L-Imaginaire/…

"Je ne tomberai pas. J’ai atteint le centre. J’écoute le battement d’on ne sait quelle divine horloge à travers la mince cloison charnelle de la vie pleine de sang, de tressaillements et de souffles. Je suis près du noyau mystérieux des choses comme la nuit on est quelquefois près d’un coeur."

Marguerite Yourcenar, Feux (Gallimard, 1974) 

*

Feux est une suite de nouvelles, de proses lyriques, presque de poèmes, inspirés par une certaine notion de l’amour. Alternant avec des notes sur la passion amoureuse, on y trouve les histoires de Phèdre, d’Achille, de Patrocle, d’Antigone, de Léna, de Marie-Madeleine, de Phédon, de Clytemnestre, de Sappho.

« Dans Feux, où je croyais ne faire que glorifier un amour très concret, ou peut-être exorciser celui-ci, écrit l’auteur, l’idolâtrie de l’être aimé s’associe très visiblement à des passions plus abstraites, mais non moins intenses, qui prévalent parfois sur l’obsession sentimentale et charnelle : dans Antigone ou Le choix, le choix d’Antigone est la justice ; dans Phédon ou Le vertige, le vertige est celui de la connaissance ; dans Marie-Madeleine ou Le salut, le salut est Dieu. Il n’y a pas là sublimation, comme le veut une formule décidément malheureuse et insultante pour la chair elle-même, mais perception obscure que l’amour pour une personne donnée, si poignant, n’est souvent qu’un bel accident passager, moins réel en un sens que des prédispositions et les choix qui l’antidatent et qui lui survivront. » (présentation de l’éditeur)

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/L-Imaginaire/…

Whatever century and whatever supposedly timeless history man could imagine himself to be reborn in, the results, for Émile Verhaeren (1855-1916), would have been the same, i.e. terror, crucifixion, self-flagellation, death. If Kierkegaard was right and that the only way to not be in despair was to ‘reconcile the finite and the infinite’, where then would it leave this poet? He, who existed nowhere but inside of the parenthesis of the finite and the infinite, life and death. The notion of a return in history, that is in ‘place’ of someone else, to catalogue their acts as your own was for this poet an apotheosis of necessary displacement; an alienated happiness, neither ‘here’ nor ‘there’, but which was, for him, a ghost-part played by himself to feign a divagation, a signpost towards doctrines and desires not destined to be his own. The simulacrum of such falsehoods is what, in the poems of Verhaeren, his imagination was based upon. Hence the ‘falsehood’ of his belief in progress, his mistimed genuflections at the altar of chimeras that wanted to be but never would be truths.”

Paul STUBBS 

‘THE GLORIOUS FALSEHOOD OF PROGRESS’ – AN ESSAY ABOUT ÉMILE VERHAEREN’S POEMS

DE SUC & D’ESPOIRJOS ROYPoèmes choisisrecueil bilingue
With Sap & HopeSelected PoemsTranslated from the French by Blandine Longre with Paul Stubbsbilingual collection
Black Herald Press, avril 201454 pages – 10 € / £8 / $14 / ISBN 978-2-919582-08-2
http://blackheraldpress.wordpress.com/books/de-suc-despoir-with-sap-hope-jos-roy/
**********
“C’est peut-être, dans ce magnifique court recueil (20 poèmes) d’une incroyable densité ce qui m’impressionne le plus et que je préfère : ce travail constant de la matière, forme et fond, ce rapport à la fois sensuel et énergique au palpable, à ce qui « grouille & / se débat » (p. 24), à ce « quelque chose à cueillir dans la foison / des vies » (p. 30) – car tout est vie, dans cet univers très personnel, même le plus mort, en apparence, tel ce fossile (p. 24) que ranime la parole poétique : « je lui parle / et j’observe ses charpentes frissonner absorber / recomposer ce que devant moi il présente / réordonnancer le monde depuis les paroles qui naissent du corps-mien ». Rien de facile, rien qui ne déconcerte : poésie de très haute exigence, au goût de solitude, écrite, on le sent bien, à l’écart des mondanités urbaines, méditative, tout à la fois violente et tendre pour les choses, ciselée.” 
Lionel-Edouard Martin (mai 2014)

DE SUC & D’ESPOIR
JOS ROY
Poèmes choisis
recueil bilingue

With Sap & Hope
Selected Poems
Translated from the French by Blandine Longre with Paul Stubbs
bilingual collection

Black Herald Press, avril 2014
54 pages – 10 € / £8 / $14 / ISBN 978-2-919582-08-2

http://blackheraldpress.wordpress.com/books/de-suc-despoir-with-sap-hope-jos-roy/

**********

“C’est peut-être, dans ce magnifique court recueil (20 poèmes) d’une incroyable densité ce qui m’impressionne le plus et que je préfère : ce travail constant de la matière, forme et fond, ce rapport à la fois sensuel et énergique au palpable, à ce qui « grouille & / se débat » (p. 24), à ce « quelque chose à cueillir dans la foison / des vies » (p. 30) – car tout est vie, dans cet univers très personnel, même le plus mort, en apparence, tel ce fossile (p. 24) que ranime la parole poétique : « je lui parle / et j’observe ses charpentes frissonner absorber / recomposer ce que devant moi il présente / réordonnancer le monde depuis les paroles qui naissent du corps-mien ». Rien de facile, rien qui ne déconcerte : poésie de très haute exigence, au goût de solitude, écrite, on le sent bien, à l’écart des mondanités urbaines, méditative, tout à la fois violente et tendre pour les choses, ciselée.” 

Lionel-Edouard Martin (mai 2014)

Le loriot entra dans la capitale de l’aube.
L’épée de son chant ferma le triste lit.
Tout à jamais prit fin.

—René Char, Le Loriot (via antoinebrea)

*** à paraître en septembre ***
Le Rêve du mouvement perpétuel, Dexter Palmer
(Passage du Nord Ouest)
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Sylvie Homassel et Blandine Longre
http://dexterpalmer.com/

*** à paraître en septembre ***

Le Rêve du mouvement perpétuel, Dexter Palmer

(Passage du Nord Ouest)

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Sylvie Homassel et Blandine Longre

http://dexterpalmer.com/

"Hark witchen!Envy the make of DeathCrank the earthJake the mossGive weep for the right of tend”
'Death', Gregory Corso

"Hark witchen!
Envy the make of Death
Crank the earth
Jake the moss
Give weep for the right of tend”


'Death', Gregory Corso

8 Royal College Street, London